Mickalene Thomas, Le déjeuner sur l’herbe : les trois femmes noires avec Monet, 2022, Photographie couleur, papiers imprimés, peinture acrylique et strass sur papier montage sur dibond.
« Le collage essaie de construire, ou de reconstruire, un monde cohérent à partir du chaos »
« Le collage réunit des choses différentes, comme notre histoire, celle de la traite et des diasporas. C’est ce que nous sommes : des collages, des êtres où sont réunis des histoires, des cultures, des passés différents. C’est pourquoi je dis que le collage est politique : parce qu’il essaie de construire, ou de reconstruire, un monde cohérent à partir du chaos. Comme nous essayons de le faire en société. »
« J’ai retravaillé les compositions parce que les dimensions l’exigeaient. Puis introduit des zones colorées peintes. Et joué sur l’impression, sur les degrés de résolution et les intensités chromatiques. »
« Le corps est un paysage socio-politique. »
"J’explore les nuances des matériaux pour réimaginer l’image. {…} Le collage m’aide à structurer et à donner du sens à ma composition et au récit qui entoure l’œuvre. {…} Je trouve ces matériaux provocateurs et audacieux, associés à l’usage de couleurs riches et vibrantes."
Mickalene Thomas